En attendant la couverture des grands végétaux (arbres, vignes, buissons) présents dans tout jardins-forêt, un ombrage provisoir doit impérativement être mis en place sur les cultures pendant la période chaude et sèche, notamment pour :

 

Les semis et repiquages

Pour ceci je dispose des cordons d’herbe de 10 cm d’épaisseur entre les rangs de semis, avec si besoin une couverture supplémentaire en branchages, afin de plonger les semis dans une ombre totale et en aucun cas exposer la terre aux rayons solaires :

Paillage 2  

 

Les plantes gourmandes en eau (courges, aubergines, etc)

J’étale une couverture de 20 à 30 cm d’épaisseur de branches coupées entre les légumes (ici physalis et rhubarbes) en prenant soin de bien marquer les végétaux à protéger (ici avec un pot planté sur un piquet) :

Paillage 1  

 

Les châssis

Là aussi une couverture de branchages prélevés dans les haies environnantes mets les cultures à l’ombre. Cette couverture est à compléter après la chute des feuilles :

Ombrage 4  

On peut même ajouter une treille de vigne au dessus des châssis afin de leur apporter un ombrage distant.

 

Ceci peut s’ajouter aux amendements type BRF, compost qui ont pour fonction principale de créer ou favoriser la vie du sol.

 

Les éléments d’ombrage cités ici permettent uniquement de :

- capter et conserver l’humidité du sol (rosée),

- abriter la surface de la terre des rayons solaires, et ainsi sa montée en température et dessèchement,

- abriter les végétaux afin de limiter l’évapotranspiration.

 

Il peut être nécessaire lors de période de sécheresse, dans un nouveau jardin, même en permaculture de devoir biner une fois par semaine autour des végétaux à travers le paillage, afin de casser les canaux d’évaporation de l’eau contenue dans la terre (plus exactement augmenter l’épaisseur la litière).

L’arrosage est éviter au maximum car cela favorise le développement des racines horizontalement, tout sous la surface de la terre, ce qui induit donc donc leur dépendance à l’arrosage.

L’absence d’arrosage incite les plantes à plonger leur réseau racinaire toujours plus profond, donc augmente leur résilience.

Il est donc pardoxale de constater qu’en période de sécheresse l’arrosage peut ainsi s’accompagner d’un dépérissement important des végétaux.

 

En cas de stricte nécessité, le jardin devra être arrosé tous les 2 jours, voir tous les jours pour les petits végétaux pendant les canicules.

Avec un ombrage on peut espacer les arrosages de conservation à 1/semaine ou 2/semaine.

Rappel : en maraîchage conventionnel (bio ou non) nombre de légumes doivent impérativement être arrosés en été le matin ET le soir, si ce n’est toute la journée en continue (source : http://bdpalsace.fr/tiki-download_file.php?fileId=21).

 

Notes :

- les arrosages de conservation doivent être partimonieux (1 verre d’eau max par plante) et jamais sur les feuilles. A défaut vous risquez le black-root, le moucheté et autres mildious.

- idéalement l’arrosage d’été se fait en deux fois à 5 mn d’intervalle, pour laisser à la terre le temps de se gonfler et de retenir l’eau, et uniquement le matin ou le soir.

  L’eau des puits doit être préalablement préchauffé une journée dans des tonneaux avant arrosage.

- il est fréquent et inévitable que les semis ne se développent pas du tout et dépérissent même lors des fortes températures, et ce malgré la mise en place d’ombrières.

 

 

A terme un ombrage permanent doit être développé sur les petites cultures exposées et les serres, par exemple :

 

En couvre-sol

- fraises des bois sous céleris vivaces et choux :

Couvre Sol 2  

 

et sédums (en légume feuille) :

Couvre Sol 1  

 

Les serres d’été

Une haie de plantes grimpantes à feuillage caduque (ici apios americana) masque la façade sud des serres afin de limiter la surchauffe.

Ombrage 1  

Il peut même être nécessaire de relever complètement les cotés des serres pour évacuer l’air chaud.

En effet au dessus de 35°C toute croissance des plantes est arrêtée et il fait systématiquement +5° à10°C dans une serre d’été.

 

A voir : http://rue89.nouvelobs.com/2015/03/09/tomates-sans-eau-ni-pesticide-cette-methode-fascine-les-biologistes-257958

 

Christophe KÖPPEL